Ce symptôme peu connu au niveau des doigts pourrait être signe d’un cancer du poumon

Ce symptôme peu connu au niveau des doigts pourrait être signe d’un cancer du poumon

Avez-vous déjà entendu parler de l’hippocratisme digital? Ce symptôme peut connu au niveau des doigts pourrait indiquer un cancer du poumon…

A échelle mondiale, le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus fréquent après celui du sein. D’après l’Organisation mondiale de la santé, 2,21 millions de cas auraient été recensés en 2020. Tous les ans, 1,8 million de personnes périssent de cette maladie, ce qui en fait la première cause de mortalité par cancer dans le monde. Car bien souvent, le cancer du poumon n’est pas diagnostiqué assez tôt. Voici notamment un signe méconnu de la plupart des gens : l’hippocratisme digital.

Ce symptôme touche généralement le bout des doigts des deux mains et se développe progressivement. Le lit de l’ongle se ramollit et la peau autour de ce dernier rougit. L’angle entre le lit de l’ongle et le pli unguéal s’accroit, ce qui donne une courbure de l’ongle plus prononcée. « L’ongle et la peau qui l’entoure sont brillants, et l’ongle présente des stries sur toute sa longueur. L’extrémité des doigts paraît plus large, ce qui donne un aspect « en massue » », peut-on lire sur le site de Cancer Research UK.

L’hippocratisme digital met généralement des années à se développer. Pour le détecter, vous pouvez presser un ongle de chaque main. S’il y a un espace en forme de losange, c’est bon signe. Son absence pourrait en revanche indiquer un hippocratisme digital.

Quels autres symptômes ?

D’autres symptômes sont également révélateurs du cancer du poumon. Parmi les signes courants, on observe : une toux persistante (plus de trois semaine), des infections thoraciques récurrentes, du sang dans les crachats, une douleur quand le patient respire ou tousse, un essoufflement qui ne passe pas, une fatigue chronique ou encore une perte d’appétit et/ou de poids inexpliquée.

Cependant, « le cancer du poumon ne provoque généralement pas de symptômes visibles avant de se propager aux poumons ou à d’autres parties du corps. Cela signifie que les perspectives d’évolution de cette maladie sont moins bonnes que celles de nombreux autres types de cancer », alerte le National Health System (NHS).

Bientôt un vaccin ?

En France, le cancer du poumon est le troisième cancer le plus fréquent après celui de la prostate et colorectal pour les hommes et après celui du sein et colorectal pour les femmes. Mais, comme à l’échelle mondiale, il s’agit de la première cause de décès par cancer dans notre pays, selon l’Inca. Entre 2010 et 2023, son incidence a légèrement diminué chez l’homme (-0,5 % par an), mais fortement progressé chez la femme (+4,3 % par an).

A l’heure actuelle, les chercheurs travaillent à mettre au point un vaccin contre le cancer du poumon à échelle mondiale. Cet été, le premier essai de phase 1 a été lancé sur 130 patients atteints du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), allant des stades précoces avant la chirurgie ou la radiothérapie aux stades avancé dans la maladie. A terme, les scientifiques espèrent que ce vaccin, combiné aux traitements existants, pourra améliorer significativement le taux de survie du cancer du poumon. Car à l’heure actuelle, si le taux de survie nette à cinq ans est en augmentation, il reste relativement mauvais.

Top Santé

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