Septembre en or : La Ligue dévoile 4 pistes inédites contre les cancers de l’enfant

Septembre en or : La Ligue dévoile 4 pistes inédites contre les cancers de l’enfant

Chaque année, 1 800 enfants sont touchés par le cancer en France. Alors que cette maladie reste la première cause de décès par maladie chez les moins de 20 ans, la Ligue contre le cancer dévoile quatre pistes scientifiques inédites pour redonner de l’espoir aux jeunes malades et à leurs familles.

De la plus grande bio-banque mondiale de tumeurs cérébrales à la cryoconservation des tissus testiculaires pour préserver la fertilité des garçons, ces projets innovants incarnent une promesse forte : guérir plus, guérir mieux.

Le poids du cancer chez les enfants : une urgence invisible

En France, 1 800 enfants de moins de 15 ans et 440 adolescents de 15 à 17 ans sont diagnostiqués chaque année. Derrière ces chiffres froids, des vies bouleversées, des familles plongées dans l’angoisse et une question qui reste trop souvent sans réponse : comment mieux traiter ces cancers, parfois résistants aux thérapies actuelles ? Un cancer pédiatrique sur cinq ne dispose aujourd’hui d’aucun traitement véritablement efficace.

Comprendre, soigner, protéger : des voies d’espoir

Pour changer ce sombre constat, la Ligue contre le cancer finance plusieurs projets de pointe. Tous suivent un même fil conducteur : mieux comprendre les causes des tumeurs pour développer de nouveaux traitements, et enfin penser aussi à l’après-cancer, à la qualité de vie des enfants guéris.

Comprendre les origines des tumeurs

La recherche commence par un défi fondamental : percer les mécanismes qui déclenchent et alimentent ces cancers. À Paris, une équipe a constitué la plus grande bio-banque mondiale de médulloblastomes, des tumeurs cérébrales redoutables qui frappent surtout les plus jeunes enfants. Près de 400 échantillons y sont répertoriés, permettant aux chercheurs de cartographier ces tumeurs et de repérer leurs failles pour mieux les attaquer demain.
En parallèle, un projet inédit s’appuie sur… l’embryon de poule. Ce modèle permet de reproduire le développement de cancers très précoces, parfois présents dès la vie fœtale, et d’étudier comment ils s’installent. L’objectif ? Identifier de nouvelles thérapies capables de cibler uniquement les cellules malades, en préservant au maximum les cellules saines de l’enfant.

Trouver de nouvelles armes thérapeutiques

Mais comprendre ne suffit pas : il faut aussi de nouveaux traitements. Certains cancers pédiatriques sont dépendants d’une protéine particulière, la nétrine-1, qui agit comme une véritable béquille pour les cellules cancéreuses. Les chercheurs explorent aujourd’hui la piste d’un anticorps capable de bloquer cette dépendance. Si les résultats se confirment, cela pourrait ouvrir la voie à une thérapie ciblée et bien plus efficace que les chimiothérapies actuelles, qui restent lourdes et souvent agressives.

Préserver la vie après la maladie

Enfin, parce que l’enjeu n’est pas seulement de survivre au cancer mais aussi de vivre pleinement après, un dernier projet se concentre sur la préservation de la fertilité des garçons. Beaucoup de jeunes patients risquent en effet de devenir stériles après leur traitement. Pour prévenir ce drame intime, des fragments de tissu testiculaire prélevés avant la puberté sont aujourd’hui cryoconservés à -196 °C. Encore expérimentale, cette technique ouvre l’espoir qu’un jour ces enfants puissent, une fois adultes, envisager de devenir parents malgré leur histoire médicale.

La Ligue, un pilier indispensable

En 2024, la Ligue a investi 6,4 millions d’euros dans la recherche sur les cancers pédiatriques, un montant record, soit plus d’un dixième de son budget recherche. Premier financeur privé dans ce domaine, elle s’impose comme un pilier indispensable alors que les financements publics diminuent.
« Ces travaux représentent tous un espoir immense pour répondre à la promesse que la Ligue a faite aux jeunes malades : guérir plus et guérir mieux », souligne l’organisation.

Doctissimo

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