Cancers ORL : les symptômes qui doivent alerter

Cancers ORL : les symptômes qui doivent alerter

Les cancers de la tête et du cou, ou cancers ORL, sont des tumeurs malignes qui se développent sur les organes qui forment les voies aérodigestives supérieures (VADS) :

  • La bouche (lèvres, langue, gencives, palais)
  • Le nasopharynx (la partie du pharynx située derrière le nez)
  • L’oropharynx (la partie du pharynx située derrière la bouche, incluant les amygdales et la base de la langue)
  • L’hypopharynx (la partie basse du pharynx, juste au-dessus de l’œsophage)
  • Le larynx (l’organe de la voix, dont fait partie la « pomme d’Adam »)

La détection précoce de ces maladies est primordiale : selon la localisation de la tumeur, les chances de guérison peuvent atteindre 80 à 90 % lorsqu’elle est prise en charge à un stade précoce, un taux qui chute de façon importante quand la maladie est déjà avancée.

Il est donc nécessaire de surveiller les symptômes inhabituels qui peuvent apparaître dans la zone ORL. Les cancers des voies aérodigestives supérieures peuvent se manifester à travers plusieurs signes, à première vue banals, mais qui ne doivent pas être ignorés s’ils persistent. La règle à respecter est celle du « un symptôme depuis trois semaines ».

Ainsi, si l’on observe au moins l’un de ces symptômes :

  • Une grosseur ou des ganglions au niveau du cou ;
  • Des douleurs dans la gorge ;
  • Une langue douloureuse, des ulcères de la bouche qui ne guérissent pas et/ou taches blanches ou rouges dans la bouche ;
  • Des difficultés et/ou des douleurs pour avaler ;
  • Des douleurs inexpliquées à l’intérieur de l’oreille ;
  • Une voix qui se modifie / un enrouement persistant ;
  • Un nez bouché d’un côté et/ou des écoulements de sang dans le nez ;

Durant plus de 3 semaines, il est nécessaire de consulter son médecin traitant qui orientera vers un ORL pour des examens complémentaires si besoin.

Trois facteurs de risque, majoritairement évitables

Les cancers ORL sont dans la grande majorité des cas liés à des comportements identifiés, ce qui en fait des maladies en partie évitables.

  • Le tabac reste le premier responsable : il est impliqué dans environ 85 % des cancers des voies aérodigestives supérieures.
  • L’alcool constitue le deuxième facteur de risque majeur. Associés, tabac et alcool n’additionnent pas leurs effets, ils les démultiplient.
  • Le virus HPV, infection sexuellement transmissible aujourd’hui très répandue, est en train de redessiner le visage épidémiologique de ces cancers. En France, environ 1 200 cancers de l’oropharynx (amygdales et base de la langue) liés à HPV sont diagnostiqués chaque année, avec une incidence en nette et préoccupante augmentation dans les pays occidentaux.

Prévention : agir sur les facteurs, à tout âge

La prévention la plus efficace reste celle qui s’attaque aux causes : sevrage tabagique, modération alcoolique, quel que soit l’âge du patient ou son état de santé au moment de la décision.

Concernant HPV, il existe un vaccin sûr et efficace pour se protéger contre ces virus. En France, le vaccin utilisé protège contre neuf types différents de HPV, dont ceux qui sont les plus souvent à l’origine de cancers. Se faire vacciner permet ainsi d’éviter jusqu’à 90 % des infections à HPV qui peuvent provoquer des cancers.

En France, la vaccination HPV est recommandée chez l’ensemble des enfants âgés de 11 à 14 ans, et en rattrapage, chez toutes les filles et chez tous les garçons âgés de 15 à 26 ans révolus.

Gustave Roussy, centre de référence pour les cancers ORL

Centre de référence national pour les tumeurs rares de la tête et du cou, dont les tumeurs de la base du crâne et des glandes salivaires, Gustave Roussy occupe depuis plusieurs années la première place du classement des hôpitaux et cliniques du magazine Le Point pour la prise en charge des cancers ORL.

Le comité ORL de l’Institut réunit une équipe pluridisciplinaire de haut niveau : chirurgiens ORL et thyroïde, chirurgiens plasticiens, radiothérapeutes, oncologues médicaux, dentistes spécialisés, pathologistes, radiologues, prothésistes et orthophonistes. Cette convergence d’expertises permet de proposer à chaque patient une prise en charge personnalisée, adaptée à tous les stades de la maladie.

Fidèle à sa vocation d’excellence et d’innovation, Gustave Roussy développe des approches chirurgicales mini-invasives de pointe, notamment la chirurgie robot-assistée, visant à préserver au maximum les organes et la qualité de vie des patients. Lorsqu’une chirurgie de reconstruction complexe s’avère nécessaire, l’expertise de l’équipe permet d’en limiter autant que possible les séquelles. En radiothérapie, l’IMRT – la radiothérapie par modulation d’intensité – figure parmi les techniques proposées. En oncologie médicale, thérapies ciblées, immunothérapies ou encore vaccins thérapeutiques ouvrent des perspectives nouvelles pour les patients en situation avancée.

Gustave Roussy

 

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